Pas entendable mais tout de même disible

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L’instituteur Kerlogot devenu député LREM déclare qu’il n’est « pas entendable » que les écoles Diwan (subventionnées par l’État et les collectivités publiques pour offrir un enseignement de toutes les disciplines en breton) perdent trois heures de breton dans le secondaire. Peut-être devrait-il prendre quelques cours de français ?

Passé sans états d’âme d’EELV à la droite puis de la droite à La République en marche, cet instituteur qui s’est surtout signalé par son activisme en faveur du breton (objet principal de ses interventions), du bagad (puisqu’il a réussi à introduire des sonneurs à l’Assemblée) et de Polig Monjarret (puisqu’il était à la tête d’une manifestation à la gloire de ce collaborateur des nazis) a participé, toujours sans états d’âme, à une manifestation organisée par Diwan contre son ministre. 

La manifestation, en plein confinement, aurait mobilisé 1500 personnes, d’après la presse régionale acquise au combat breton – ce qui est présenté tout à la fois comme un triomphe et comme une mobilisation des « Bretons » (qui, en général, ne parlent pas breton) contre l’État français » (qui subventionne ces écoles). Le journaliste Christian Gouérou, constant soutien des autonomistes, semble exprimer la voix des bons Bretons mécontents que Macron n’en fasse pas assez pour le breton et amène ainsi le député à faire des promesses : vous verrez ce que vous verrez quand la loi 4 D (décentralisation, différenciation, déconcentration, décomplexification) sera votée. Le grand projet des autonomistes et du lobby patronal de l’Institut de Locarn (à savoir le démantèlement de l’Éducation nationale, avec délégation de l’enseignement des langues à la Région) verra enfin le jour.

Un article qui en dit long sur le rôle effectif assigné au breton… 

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