Boris Le Lay et Breiz Atao

 

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NATIONALISME BRETON,

RACISME ET ANTISÉMITISME

LE CAS BORIS LE LAY

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En 2008, je découvre qu’un site nationaliste diffuse des propos racistes tout en m’accusant, entre autres, d’être une « militante fasciste ». Suite à ma plainte, l’auteur  des propos (qui écrit sous divers pseudonymes) est identifié : il s’agit d’un crêpier de Rosporden du nom de Boris Le Lay. Il est aussi responsable d’un site, leprojetjuif.com, dont je remets une synthèse à la Ligue des Droits de l’Homme de Rennes.

Commence un long feuilleton…

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I

BORIS LE LAY ET LE PROJET JUIF

 

Identifié comme étant bien le responsable du site Breiz Atao, ce qui serait impossible à présent puisque son site est hébergé au Texas, le crêpier de Rosporden travaillant alors au Japon est assigné à Paris pour « provocation à la haine raciale, apologie de crimes contre l’humanité et contestation de crimes contre l’humanité » suite à une plainte initiée par la section de Rennes de la LDH. Le 13 juillet 2013,  appelé à comparaître pour provocation à la haine raciale, apologie de crimes contre l’humanité et contestation de crimes contre l’humanité, il ne comparaît pas. Le procureur avait requis un an de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. Boris Le Lay est condamné à huit mois de prison avec sursis et 5 000 € d’amende, les plaignants recevant 1 500 € de dommages et intérêts et 800 € pour leurs frais de  justice.

Le tribunal a retenu les trois chefs d’accusation et noté que Boris Le Lay exprimait « le souhait que se reproduise (sic) un second holocauste ».

Boris Le Lay fait appel de sa condamnation, inaugurant ainsi sa stratégie dite du « brise-glace » : il s’agit d’aller le plus loin possible pour ouvrir une brèche dans la glace épaisse de la démocratie vendue aux Juifs et, plus généralement, aux étrangers à la race bretonne…

Les médias n’accordent aucun intérêt au problème.

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II

BORIS LE LAY ET LES SONNEURS NOIRS

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Alors que son site Le Projet juif est fermé, Boris Le Lay continue en toute impunité de tenir des propos racistes sur le site Breiz Atao  jusqu’à ce qu’il s’en prenne à des sonneurs noirs. À ce moment-là, l’occasion de donner une image aimable de la culture bretonne opposée à la xénophobie et au racisme est trop belle pour que les journalistes laissent passer l’occasion.

Assigné par les sonneurs noirs, par une militante de l’UDB, par des élus, par la LDH et autres associations, le procès étant largement médiatisé, Boris Le Lay devient soudain célèbre.

Nul ne s’avise du fait qu’il s’inscrit dans la droite ligne de Breiz Atao dont il a donné le nom à son site et qu’il est le seul à être cohérent avec l’idéologie de Polig Monjarret dont les bons militants de gauche se revendiquent. Voir à ce propos l’article publié en mai 2011 dans le journal Bretagne-Ile-de-France. 

Article BIF Le Lay

 

Condamné le 24 juin 2013 à 18 mois de prison avec sursis et au paiement de 22 000 euros de dommages et intérêts et frais de justice, sur plainte de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), de la Ligue internationale contre l’Antisémitisme (LICRA), du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), de Yannick Martin, Monique Bras (dite Mona Braz) et Bernard Poignant, Boris Le Lay met aussitôt en ligne une vidéo pour faire part de sa jubilation et fait  appel de sa condamnation.

Autre occasion pour lui de se réjouir, le même jour avait lieu, à Brest, le procès qui lui était intenté par la conseillère générale socialiste Marie Gueye pour provocation à la discrimination et incitation à la haine raciale.

Condamné à quatre mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende, plus 3 000 euros de dommages et intérêts, Boris Le Lay fait, bien sûr, aussitôt appel de sa condamnation.

 

III

PROCÈS EN APPEL, 19 NOVEMBRE 2013

COMPTE RENDU D’AUDIENCE

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L’audience qui devait avoir lieu le 24 septembre à la Cour d’appel de Rennes a été repoussée au 19 novembre  2013.

L’avocat de la LDH, Me Gérard Taieb, en a profité pour demander à ce qu’un autre procès intenté contre Boris Le Lay pour propos antisémites tenus lors du décès de Serge Goldberg, soit joint à la procédure.

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En vue de préparer l’audience du 24 septembre, Boris Le Lay avait mis en ligne la veille, à titre de déclaration d’intention, une image issue des archives du groupe nationaliste Breiz Atao :

 « LA FRANCE AUX JUIFS LA BRETAGNE AUX BRETONS »

À la veille de l’audience du 19 novembre, il a mis en ligne un article programmatique, revendiquant son rôle « dans la lutte contre l’idéologie antiraciste ».

 « BREIZ ATAO a été en pointe dans la lutte contre l’idéologie antiraciste et le projet de société voulue par la vermine socialo-communiste qui a étendu ses tentacules sur notre pauvre pays enchaîné. C’est ce qui explique la chasse aux sorcières dont nous avons été victime lors de procès staliniens où la fine fleur de la pourriture socialiste et marxiste s’est manifestée. »

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Le 19 novembre 2013 devaient donc être plaidés devant la Cour d’appel de Rennes trois dossiers.

Seul le premier a pu être plaidé, avec délibéré au 17 décembre, les deux autres (affaire Serge Goldberg, affaire Marie Gueye) ayant été renvoyés au 4 février.

 Selon la tradition des nationalistes bretons, Boris Le Lay avait lancé une souscription pour lui permettre de faire face à ses frais de justice.

Enchanté du résultat, il s’était assuré l’assistance d’un avocat, Me Pierre-Marie Bonneau. Ce dernier a tenté de faire requalifier ce qu’il appelait ses « élucubrations » et ses « propos sans doute peu intelligents » en faisant feu de tout le bois juridiquement disponible.

Cela n’a pas empêché l’avocat général de requérir un an de prison dont 8 mois de prison ferme et 5 000 € d’amende au terme d’un réquisitoire soulignant la « lâcheté » de l’accusé, constamment défaillant au moment de répondre de ses écrits : « Les mots manquent face à tant de haine et de bêtise », a-t-il conclu avant de citer le Traité de la tolérance.

Il a été noté que Boris Le Lay entend faire appel de tous les jugements, aller en cassation aux frais des plaignants et continuer de rire de la Justice qui lui assure en le condamnant le plaisir de se moquer d’elle.

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Compte rendu d’audience par Annie Clénet, présidente de la section rennaise de la Ligue des Droits de l’Homme, et Françoise Morvan.

© Annie Clénet et Françoise Morvan.

III

PROCÈS EN APPEL, 4 FÉVRIER 2014

D’UN NATIONALISME À L’AUTRE  

COMPTE RENDU D’AUDIENCE

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4 février, 14 h. Cour d’appel de Rennes. Boris Le Lay ayant, comme de coutume, fait appel de sa condamnation, la Justice suit son cours. Pas grand monde dans la petite salle du Parlement de Bretagne où doit se dérouler l’audience (si toutefois le terme « audience » a encore un sens s’agissant d’un nationaliste breton qui n’a jamais daigné se faire entendre de la Justice française).

Condamné par le tribunal de Quimper le 24 juin 2013 pour « provocation à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique », Boris Le Lay (supposé vivre au Japon) est allé, le jour même, en personne, faire appel.

Sur son site leprojetjuif.com, il avait salué la mort de Serge Goldberg, animateur de la commission antisémitisme du MRAP (Mouvement contre le racisme et l’antisémitisme et pour la paix) et ancien président de la section de Saintes de la LDH (Ligue des droits de l’homme), en écrivant (notamment) qu’« Un Juif du MRAP écrasé par un train, c’est la fête. Marchez dedans, ça porte bonheur. »). Devant plaider pour le MRAP, la LDH et la Fédération des associations de culture et loisirs et de solidarité de Saintes, Me Gérard Taieb est présent.

Condamné par le tribunal de Brest le 24 septembre 2013 pour le même motif car il s’en était pris sur son site Breiz atao à une conseillère générale d’origine africaine, Marie Gueye, Boris Le Lay a, de la même manière, immédiatement fait appel. M. Jacques Quillien, adjoint du maire de Brest, qui a par lui été qualifié de « traître à sa race » pour avoir soutenu la candidature de Marie Gueye, avait été débouté et a fait appel, de même que la Fédération socialiste du Finistère qui a soutenu cette candidate. Tous trois sont défendus par Me Pierre-Hector Rustique du barreau de Brest.

On attend Me Rustique et l’avocat de Boris Le Lay, Me Pierre-Marie Bonneau, du barreau de Toulouse.

14 h 15

La cour !

Tout le monde se lève.

Énoncé des jugements rendus.

Arrive Me Rustique.

On évacue la salle pour permettre à un prévenu arrivé dans la cage de verre blindé à gauche entre trois policiers de se faire juger.

Petites causettes dans le vaste couloir donnant sur la cour intérieure du Parlement.

Deux journalistes échangent sur le cas Le Lay.

14 h 40

Question : faut-il renvoyer l’affaire ou attendre Me Bonneau ?

Viendra-t-il ? Ne viendra-t-il pas ?

Me Taieb sort pour appeler son collègue.

Pendant ce temps, les débats se poursuivent.

Il apparaît que, tout de même, Me Bonneau qui a soulevé un incident et ne se présente pas… D’où il s’ensuit que… Et finalement… Oui, tout de même…

On va chercher Me Taieb dans le couloir : il entre en disant que le 06… Le 09… bref, rien ne répond.

14 h 45

Audience.

Rappel des faits et de la condamnation, exposé juridique, plaidoirie de Me Taieb, qui souligne que Boris Le Lay a été également condamné à Paris pour « provocation à la haine raciale, apologie de crimes contre l’humanité et contestation de crimes contre l’humanité ».

Par ses écrits, il ne porte pas seulement atteinte à des personnes mais au « tissu social. »

15 h 05

Réquisitions de l’avocat général.

Les faits sont constitués, il s’agit d’une provocation directe en vue de surexciter les esprits pour les inciter à l’action. En conséquence, il ne faut pas seulement confirmer le jugement mais aller au-delà : il requiert 8 mois de prison ferme et 10 000 euros d’amende.

Au fur et à mesure qu’il progresse dans sa démonstration, il démontre la gravité des « propos sordides » de Boris Le Lay pour en arriver à constater le « courage du pleutre » qui, « réfugié derrière son ordinateur appelle au meurtre »…

Délibéré au 24 mars.

J’avoue qu’enchantée par la précision de l’avocat général, je me suis laissée aller à noter le détail de sa démonstration en le confrontant à mes notes, ce qui m’a donné un moment de plaisir intellectuel que je n’aurais pas cru connaître en ces lieux.

Plaidoirie de Me Rustique.

Les parties civiles ne se sont pas déplacées, dit-il, mais, lui, il s’est déjà déplacé deux fois ; Boris Le Lay n’est jamais là mais il fait appel en personne et se moque de la Justice. Marie Gueye est une assistante sociale socialiste dont la candidature a été soutenue par Jacques Quillien, qui, lui aussi, a été victime d’agressions de Boris Le Lay. Le PS n’a pas envoyé ses statuts mais c’est qu’il n’« a pas pu »..

Me Rustique conclut, s’adressant à Boris Le Lay (qui est absent, il croit devoir le noter encore) qu’il doit prendre conscience du tort qu’il cause aux militants bretons, aux autonomistes, aux nationalistes bretons qui défendent la cause bretonne. En péroraison, il l’invite à lire Darwin, Ernest Renan, « philosophe breton et bretonnant », Albert Jacquard et surtout Morvan Lebesque, le « poète breton » qui a écrit que « le Breton n’a pas de papiers... »

L’avocat général, recadrant d’une phrase ce plaidoyer pour le nationalisme breton, commence son exposé par une citation de Renan, rappelant que « la nation est un plébiscite de tous les instants ».

Il requiert une peine de 8 mois de prison ferme et 10 000 euros d’amende.

Délibéré au 24 mars.

Boris Le Lay a fait dès hier soir part de son intention de se pourvoir en cassation.

Il n’a toujours pas de casier judiciaire.

Boris Le Lay, militant nationaliste breton assume, en toute logique, l’héritage de Breiz Atao dont il se revendique.

Entendre l’avocat du Parti socialiste admonester le fantôme de Le Lay en lui reprochant de nuire « aux autonomistes, aux nationalistes bretons » et en s’appuyant sur une citation d’un nationaliste breton (lui-même précoce partisan de Breiz Atao en sa période national-socialiste) était un grand moment surréaliste. J’ai rappelé dans Le Monde comme si le rôle de Morvan Lebesque sous l’Occupation et analysé la manière dont il a reconverti sous label de gauche l’idéologie de Breiz Atao.

Je n’ai pas regretté d’avoir décidé d’assister à cette audience qui promettait d’être particulièrement ennuyeuse et qui a, au contraire, a été particulièrement intéressante : difficile de trouver meilleure illustration du confusionnisme induit par l’incapacité de la gauche d’analyser le nationalisme breton.

© Françoise Morvan

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Le 24 mars, le tribunal s’est, une fois de plus, borné à confirmer les peines de prison avec sursis prononcées en première instance. Lire à ce sujet le compte rendu de K. Veillard et l’article « Sursis répétés pour Boris Le Lay  ou le choix de l’inefficacité judiciaire ».

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IV

29 MAI 2015 :

ENFIN UNE PEINE DE PRISON FERME 

Le 29 mai  2015, Boris Le Lay est condamné à six mois de prison ferme par le tribunal de Quimper pour provocation à la haine raciale, sur nouvelle plainte du sonneur noir Yannick Martin.

Alors que ses condamnations pour incitation à la haine raciale suite à ses écrits antisémites n’ont connu presque aucun écho dans les médias, cette condamnation connaît un très large écho, le bon sonneur breton, qui se trouve être noir, étant opposé au mauvais Breton qualifié d’« ultranationaliste » par Le Monde, puis par toute la presse.

Boris Le Lay n’est pas plus « ultranationaliste » que les autres : il assume simplement l’héritage de Breiz Atao qui est à la base du nationalisme breton, quel qu’il soit.

Et, ce faisant, il contribue à banaliser le nationalisme breton qui peut, face à lui, prendre figure démocratique.

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V

2015 : NOUVELLES PLAINTES,

NOUVELLE CONDAMNATION

Une nouvelle plainte est  initiée par un militant de Sud, Olivier Cuzon.

Brest. Plainte nominative contre Boris Le Lay – Bretagne – Le Télégramme, quotidien de la Bretagne

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En décembre 2015, fidèle à la tradition de délation de Breiz Atao, Le Lay qui, bien que condamné à de la prison ferme, continue en toute impunité de déverser sa prose sur Internet, livre les noms des militants antiracistes qui s’opposent à sa vision d’une Bretagne nettoyée des étrangers. Cette opération lui vaut d’être l’objet d’un article du Canard enchaîné le 10 février 2016.

Breiz akbar

 Il s’en félicite et en profite pour rappeler que Le Canard enchaîné a recyclé un vrai nazi, Morvan Lebesque, passé de L’Heure bretonne  à Je suis partout.
Ainsi invite-t-il les pouvoirs publics à se pencher sur le problème Lebesque, qui a donné son nom à un collège alors même que, participant dans les années 70 à La Nation bretonne avec d’autres nationalistes collaborateurs des nazis, il avait montré sa constance dans le combat ethniste. 
 
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Le 21 avril 2016, Boris Le Lay est condamné à deux ans de prison ferme.
Le site Breiz Atao continue de diffuser sa prose et ses vidéos. 
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VI

2016

LA FABRIQUE DE L’«HYPERNATIONALISTE BRETON »  

 

De manière passablement inquiétante, la presse régionale consacre de temps à autre des articles à Boris Le Lay, toujours pour faire de lui un cas à part qualifié d’«hypernationaliste breton » de manière à dédouaner les nationalistes bretons — et ce alors même qu’il assume purement et simplement l’héritage de Breiz Atao (comme l’indique son site) et du nationalisme breton.

Les articles reposent tous sur un refus de prendre en compte cet héritage idéologique pour se contenter de mentionner le racisme (ainsi considéré comme une anomalie de la part d’un nationaliste breton) : qui rappelle que ce nationaliste breton, comme tous les autres, se revendique d’une ethnie minorisée en lutte contre la France ? Ses délires reposent sur une base qui est celle du nationalisme breton depuis les origines et qui n’est pas plus « hypernationaliste » que celle des autres.

Il est permis de se demander aussi pourquoi les journalistes se donnent tant de mal pour accréditer la thèse du séjour de Le Lay au Japon, alors que, chaque fois, il vient faire appel en personne de ses condamnations, comme l’a rappelé l’avocat général lors de l’audience du 4 février 2014. Pour expliquer le fait que Le Lay coure toujours ?

Non moins remarquable est la manière d’excuser le fait qu’il continue d’émettre sur ses sites en se moquant de la Justice française. Alors que les comptes Facebook et Twitter de militants identitaires auxquels il est lié sont fermés de longue date, il continue de diffuser sa propagande haineuse…

Si je ne l’avais pas assigné, le crêpier de Rosporden continuerait d’émettre sous pseudonymes et nul ne saurait qui il est : qui se soucie de rappeler ce simple fait ?

Un article du Télégramme en date du 22 novembre 2016 donne une idée de la manière d’expliquer l’impunité dont il bénéficie, non pas depuis 2013 mais depuis 2009.

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VII

DÉFÉRENCEMENT ?   

Le 15 décembre 2016, le TGI de Brest statuant en référé juge que la requête d’Amine Ameloune, le gérant du site Happy Cash, contre Boris Le Lay, responsable du site Breizatao.com est fondée.

Amine Ameloune, accusé, quelques jours après les attentats de Charlie Hebdo, d’être « l’un des financiers occultes de la mosquée salafiste de Brest », s’estime victime d’une « campagne d’insultes racistes et de provocation à la haine raciale », et réclame la suppression de ce site.

Le tribunal lui donne raison, lui accorde 2 000 euros pour couvrir ses frais de procédure, condamne Boris Le Lay pour incitation à la discrimination et à la haine raciale — rien là que de banal au point où nous en sommes — et, nouvelle disposition digne de donner espoir aux victimes qui, depuis 2008, essaient en vain d’obtenir la suppression de la source des maux subis, lui enjoint de supprimer le site Breizatao.com sous astreinte de 150 euros par jour de retard afin de faire cesser ce « trouble manifestement illicite » en application des articles 24 et 50-1 de la loi du 29 juillet 1881.

Le 2 mars 2017, la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, s’appuyant sur cette ordonnance, réclame de Google France le déréférencement du site Breizatao.com. Elle s’appuie sur l’article 6 de la loi du 21 juillet 2004 qui précise que les hébergeurs « doivent concourir à la lutte contre la diffusion des infractions » visées par la loi du 29 juillet 1881.

Le 7 avril, Le Télégramme annonce que le « site ultranationaliste Breizatao » a été déférencé par Google. Le journal Le Monde prend le relais et, le 7 avril, le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, félicite le délégué « pour son efficace action pour enfin faire taire ce site raciste ».

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Jean-Jacques Urvoas

‪@JJUrvoas

Je remercie ‪@GillesClavreul pour son efficace action pour enfin faire taire ce site raciste.

http://

po.st/XesMf9

 

via ‪@LeTelegramme

11:31 – 7 Apr 2017

Cependant le site de Le Lay continue d’émettre imperturbablement.

Seule sa « homepage » a été déréférencée.

 

 

Articles complémentaires : 

– « Racisme. De la prison ferme requise pour un   breton »Ouest France, 19 novembre 2013.

–  « Diffamation. Prison ferme requise contre Boris Le Lay »Le Télégramme, 20 novembre 2013.

– « Boris Le Lay: 8 mois de prison ferme requis en appel », LDH Section de Loudéac.

– http://www.ldh-france.org/section/loudeac/2013/12/17/condamnation-confirmee-en-appel-pour-boris-le-lay/

– http://lahorde.samizdat.net/2013/02/12/les-jeunesses-nationalistes-toulousaines/

– Et rappelons l’article de Bretagne-Ile-de-France déjà mentionné